L'amour c'est comme un macaroni qu'on avale et la faim disparaît.
Le ciel n'est plus la limite; au dessus du ciel se trouvent d'autres limites.
Ce n'est pas de mentir aux autres qui me chagrine, c'est de savoir qu'il y a d'autres qui le font.
Si mener une vie de chien, c'est être nourri, logé, caressé, brossé et passer ses journées allongé au soleil, alors je veux bien m'appeler pitou.
La morale, c'est comme rouler à bicyclette; si on lâche les guidons, on se casse la figure.
La différence entre les relations et les amis, c'est qu'avec les premiers on doit payer l'addition.
Rien ne sert de fuir son destin, c'est dans sa nature de toujours nous devancer.
Le vêtement est un rappel que tout le reste est nu.
Un enfant naît naturellement bon, c'est l'adulte qui lui apprend à être méchant.
Regarder l'aiguille d'une horloge faire un tour, c'est se rappeler qu'on vient de perdre son temps.
La qualité de vie c'est quand le superflus est essentiel et que l'essentiel est en superflus.
Les étoiles dans le ciel, ce sont des millions de yeux qui regardent la terre en se demandant si elle est habitée.
Être seul c'est partager la planète avec six milliards d'habitants, mais ne pas se souvenir de leur numéro de téléphone.
Une frontière, c'est la démarcation entre ce qui est et ce qui n'est pas; traverser une frontière c'est réduire l'espace entre les deux.
La réalité manque d'imagination; heureusement il y a les romans pour l'inspirer.
La grande mésentente entre la femme et l'homme, c'est que la première s'accorde au féminin et l'autre au masculin.
Le plus difficile, ce n'est pas de fendre un cheveu en quatre, c'est de le recoller si on s'est trompé.
L'égoïste, c'est celui qui collectionne ses joies dans une boîte et ne les sort que lorsqu'il est seul.
La vieillesse est là pour nous rappeler que l'importance c'est l'âme et non l'apparence.
Mieux vaut soupeser le possible qu'imposer l'impossible.
Pourquoi se contenter du possible, quand on peut rêver à l'impossible.
Se compliquer la vie, c'est lorsqu'on ne retrouve plus les choses simples qui sont rangées sur le dessus.
Une vie rangée, c'est comme un livre dont les amis ont oublié le lieu de rangement.
Lorsque la maladie du travail me prend, je m'allonge et ça me passe.
Mieux vaut être honteux un instant de l'avoir fait, que d'être hanté toute sa vie pour ne pas l'avoir fait du tout.
Écrire un roman est un aveux de culpabilité de ne pas l'avoir vécu.
Être créateur, même pauvre, c'est enrichir les autres.
La politique, c'est l'art de faire entendre aux autres ce qu'ils auraient eux-mêmes voulu dire.
La vie, c'est comme un spaghetti: il y a un début et une fin, mais c'est la sauce qu'on y ajoute qui rend le tout savoureux.
Mieux vaut être nu-pieds et libre que de porter des chaussures chics et mal ajustées.
Les flocons de neige dans le ciel sont les larmes froides des peuples en querelles.
Utiliser sa carte de crédit, c'est s'appauvrir pour enrichir un plus riche que soi.
Attendre, c'est reculer; mieux vaut alors se faire attendre.
Le discours académique, c' est comme un robinet qui fuit: agaçant et d'un gaspillage inutile.
Une peine d'amour, c'est comme une douleur gravée dans la pierre qui s'égraine au vent du temps.
Planifiée, c'est établir les chemins qu'on ne suivra de toute façon jamais.
Regarder la télévision, c'est la consolation d'y voir plus d'ennui que dans sa propre vie.
Le mariage, c'est comme une pomme qu'on croque à belles dents, on évite le plus possible les pépins; mais sans les pépins la vie ne peux continuer.
Un sourire, c'est ce qui est le moins cher et qui enrichit le plus les autres.
Curieusement la guitare est un instrument que l'on pince, mais qui chante tout de même de plaisir.